Dans la cuisine de l'herboriste : Recettes  

Champagne des fées des 4 saisons

… Ou comment murmurer à l’oreille des levures sauvages

Adeptes des champagnes des fées et autres bulles naturelles : apprivoisez les levures ! Faites pétiller vos boissons ! Ciao, les sodas trop sucrés et bourrés d’additifs, et vivent les limonades pleines de vie, au bon goût de plein air et de liberté.

Parce que oui : il n’y a pas que le sureau dans la vie ! C’est sûr, au printemps, il nous donne une délicieuse limonade. Mais ne nous arrêtons pas là ! Et si on vous disait que tout (ou presque) peut pétiller ? Que vous pouvez explorer aussi votre terroir en le mettant en bouteille ?

C’est en préparant le dernier atelier de notre cycle "La Cuisine de l'herboriste" sur les sodas naturels qu’on est tombées sur le livre génial de Pascal Baudard, The Wildcrafting brewer (malheureusement pas encore traduit en français) : l’auteur y transmet (entre autres !) son amour pour les "hike sodas", ces boissons-hommages aux lieux sauvages qu’il explore, comme un souvenir vivant et plein de goûts…

Et voilà ce qu’il nous dit : plus de 1 500 types de levures sauvages ont déjà été recensées, mais il y en a probablement bien d’autres ! Beaucoup, beaucoup de plantes en sont riches (voir la liste après la recette). Et pourquoi est-ce que ça nous intéresse ? Et bien parce que ce sont elles qui permettent à la fermentation d’avoir lieu, donc au bout du compte d’obtenir de jolies boissons gazeuses aux mille saveurs.

Le procédé de base est tout simple ! Mais pour réussir à tous les coups vos boissons fermentées, l’idéal est de comprendre un peu comment fonctionnent les levures sauvages (rendez-vous juste après la recette).

On vous a aussi listé nos associations de saveurs qui ont le mieux marché pour vous donner envie d'expérimenter !

Préparation

10 min
+ 10 j.

Difficulté

1
Facile

Pour 1 bocal d'1,5 L

  • 1 L d’eau non chlorée
    Pour déchlorer l’eau du robinet, vous pouvez la faire bouillir, puis refroidir, la filtrer au charbon actif, ou la laisser reposer quelques heures dans un récipient large et ouvert
  • 100 g de sucre blanc ou blond
  • 1 bol rempli de végétaux riches en levures naturelles
    (cf. liste)
    Ici, les pétales d’une dizaine de coquelicots + la même quantité de roses sauvages
  • 1 citron

Pas-à-pas

  • Dans un bocal type Le Parfait d'1,5 L bien propre, versez les ingrédients dans l'ordre indiqué, puis couvrez votre bocal d’un tissu que vous ferez tenir avec un élastique.
  • Laissez 1 semaine dans un endroit chaud en mélangeant 2 fois par jour.
  • Quand des bulles vigoureuse apparaissent, filtrez et mettez en bouteille (choisissez-en une à bouchon mécanique).
    Encore quelques jours à attendre pour que la boisson soit bien gazeuse…
  • Et on peut (enfin) la boire, ou la conserver au réfrigérateur, en dégazant régulièrement
    ⚠️ Cette étape est importante pour éviter tout risque d'explosion !

Comment réussir vos champagnes des fées à tous les coups ?

Tout simple ? Oui, mais… c’est vrai, on peut rater. On attend, on attend, et non : ça ne pétille pas !

Pourtant : rien de compliqué, mais pour murmurer à l’oreille des levures sauvages, c’est bien plus facile si on comprend comment elles fonctionnent.

Alors, déjà : de quel type de fermentation on parle, exactement ? Ici, nos ferments sont donc des levures, et elles permettent de conduire une fermentation alcoolique. Simplement, on arrête cette fermentation avant que l’alcool ne commence à se développer.

Pour devenir actives, ces levures ont besoin de chaleur, et d’un petit coup de pouce au démarrage :

  • Mélanger plusieurs fois par jour permet de mettre les levures présentes naturellement sur les fleurs ou dans la peau des fruits en contact avec le sucre… c'est-à-dire : avec leur nourriture !
  • Ajouter du citron permet entre autres de rendre la préparation plus acide, et donc moins propice au développement de pathogènes, le temps que la fermentation commence.
    Et comme nous, manger donne aux levures de l’énergie ! Peu à peu, on commence à les voir s’activer dans notre bocal, une petite mousse apparaît : c’est la fête !
    Et comme nous, elles rejettent des déchets : du CO2. D’où les petites bulles qui vont commencer à apparaître. Quand ces bulles deviennent vigoureuses, on embouteille : la boisson, dans laquelle il reste du sucre, continue alors à fermenter, et les levures à produire du CO2 dans un espace fermé et sans oxygène, ce qui augmente la pression.
  • Pour savoir quand on embouteille, il vaut mieux regarder la boisson que la recette : on veut une mousse abondante, et de belles bulles !
  • Si la fermentation ne démarre pas, c’est peut-être qu’il fait trop froid, ou que votre eau est chlorée, ce qui peut tuer les levures… ou juste qu’elles prennent leur temps !
    Peu à peu, le CO2 va intégrer la boisson… mais s’il reste trop de sucre, la pression sera trop forte et la bouteille risque d’exploser, donc pensez à ouvrir le bouchon régulièrement pour dégazer !
    Au contraire, s’il ne reste pas assez de sucre, la boisson va rester toute plate. Pour redonner un petit coup de boost aux levures, il suffit alors de remettre un peu de sucrant dans la bouteille (sucre, sirop, fruits…)

    👉🏻 Y a plus qu’à !

Quelles plantes utiliser pour vos champagnes des fées ?

🌿 Voilà une liste (non exhaustive) de végétaux riches en levures sauvages avec lesquels on a expérimenté :

  • Les framboises, les fraises et les queues de fraises, les mûres, les abricots, la rhubarbe
  • Beaucoup de peaux de fruits (kiwi, pomme, ananas, pastèque…)
  • Les rhizomes de gingembre et de curcuma
  • Les fleurs de sureau noir (Sambucus nigra)
  • Les pétales de rose non traités
    👉🏻 Il faut en mettre une bonne quantité pour une boisson qui a du goût
  • Les pétales de Magnolia (Magnolia liliflora)
  • Les fleurs de Camomille ananas (Matricaria discoidea)
  • Les fleurs de pissenlit (Taraxacum officinale), sans les parties vertes
  • Les fleurs de trèfle (Trifolium pratense)
  • Les fleurs de tilleul (Tilia sp.)
  • Les feuilles de mélisse, de menthe, de verveine, de cassis
  • Les jeunes pousses d’épicéa (Picea abies)
  • Les cônes verts de pin sylvestre (Pinus sylvestris)...

🍾 Et voilà quelques-unes de nos associations de saveurs qui ont le mieux marché :

  • Verveine & framboise
  • Abricot & fleurs de Tilleul
  • Sureau & rhubarbe
  • Mélisse & peaux de pastèque
  • Fraise & Menthe
  • Rose & gousses de cardamome
  • Pomme & graines de Berce commune (Heracleum sphondylium)
  • Je vous remercie infiniment, grâce à vous j’ai osé faire le premier pas dans la fermentation qui me tentait depuis pas mal de temps. Vos explications sont tellement claires et précises que j’ai fait mon premier essai avec ce qui se trouve au milieu de l’ananas, de la menthe, du gingembre et avec une datte. J’ai suivi les étapes comme indiquées. Je viens juste d’y goûter et je suis loin d’être déçue mais plutôt hyper enthousiaste du résultat. 🙏

    • Merci 1000 fois à vous pour ce retour d’expérience, on est ravies que ces premiers tests de fermentation soient à la hauteur de vos attentes 🌿

  • Bonjour, pour activer plus rapidement et plus sûrement les bonnes fermentations, pourquoi ne pas également ensemencer en ajoutant un peu de champagne des fées de la préparation précédente du même parfum bien-sûr ? Comme on le fait pour le comboucha, le vinaigre, le vin, la bière…
    La fermentation serait-elle trop rapide pour suffisamment parfumer la boisson?

    • Bonjour et merci pour votre commentaire 🌿

      L’idée est intéressante, mais elle demande selon nous à être prise avec quelques précautions.

      Les boissons préparées à partir d’un SCOBY (comme le kombucha ou le kéfir) reposent sur un principe bien particulier : le SCOBY est une culture microbienne stable, entretenue d’une cuvée à l’autre. Il est justement conçu pour ensemencer les préparations suivantes avec une communauté de levures et de bactéries déjà bien installée et très active.

      Les champagnes des fées fonctionnent différemment. Ici, il ne s’agit pas d’utiliser une culture déjà existante : on laisse les levures sauvages naturellement présentes sur les fleurs, les fruits et les plantes démarrer spontanément la fermentation. Chaque préparation sélectionne ainsi sa propre communauté de micro-organismes, ce qui explique aussi qu’elles soient plus variables d’un essai à l’autre.

      Il est aussi possible d’adopter une approche intermédiaire en préparant un levain sauvage. On démarre alors une petite fermentation afin de multiplier ces levures sauvages, puis on utilise ce levain lorsqu’il est en pleine activité pour ensemencer une nouvelle préparation. L’objectif est d’apporter une population de levures déjà bien développée afin de lancer la fermentation plus rapidement.

      Une fois le champagne des fées prêt, les levures sont généralement moins actives qu’au début de la fermentation. Est-ce que leur activité sera encore suffisante pour ensemencer une nouvelle préparation ? C’est théoriquement possible, mais on ne dispose pas de suffisamment de retours pour l’affirmer avec certitude. Rien n’empêche de faire l’essai, évidemment !

      Si on souhaitait tester cette approche, il serait sans doute plus pertinent de prélever un peu de préparation au moment où la fermentation est la plus active, plutôt qu’une fois la boisson terminée.

      On espère avoir répondu à votre question. Bonne journée ! 🌻

  • Merci pour ces belles recettes qui donnent envie ! Avez-vous essayé avec des fleurs de lavande ? Et de manière générale faut-il laver les fleurs ?
    Merci beaucoup d’avance pour votre réponse 🌿☀️🙏

    • Merci à vous 🌿 ! Nous n’avons pas encore essayé avec la lavande mais c’est un très bonne idée et on serait ravies d’avoir un retour d’expérience !
      Si les plantes sont propres et récoltées dans un endroit sain, on préfère généralement ne pas les laver pour préserver les levures sauvages naturellement présentes à leur surface, qui sont indispensables pour la fermentation. C’est surtout le cas pour les fleurs qui sont plus fragiles.
      Pour retirer les petits insectes, vous pouvez simplement secouer les plantes, les étaler quelques minutes sur un linge propre ou les passer délicatement entre vos doigts.
      Par contre, si la récolte est poussiéreuse ou sale, un rinçage très rapide à l’eau froide est possible : iI enlèvera une partie des levures, mais il en reste généralement suffisamment pour que la fermentation démarre. Elle pourra simplement être un peu plus lente.
      Très bonne journée 🥂

  • Merci pour ce fabuleux site ! Les recettes, les explications, tout est in croyablement bien expliqué !

  • Génial, Merci pour tous ces « trucs et astuces » bien utiles qui vont m’aider a retenter des expériences plutôt pas très bien réussis pour le moment ( sans bulles mais pas mauvaises 😂) . Bon week-end et …Champagneeeee

    • Avec plaisir, merci beaucoup à vous pour ce commentaire 🌻 ! On vous souhaite de belles expérimentations très pétillantes alors 🍾!

  • Trop trop trop trop Bien 😍 J’avais testé le sureau et les framboises, merci pour toutes ces nouvelles plantes à faire pétiller !!!!

  • Adepte des produits naturels, je fais du kéfir en l’aromatisant de différentes façons. Je vais tester le champagne des fées avec la menthe, la rhubarbe et les framboises du jardin. Peux-ton en faire avec des feuilles de figuier ?Merci 🫠 !

    • Bonjour 🌿

      Nous n’avons pas encore testé les feuilles de figuier pour un champagne des fées, mais sur le principe, il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas. D’ailleurs, plusieurs personnes nous ont déjà fait des retours positifs après avoir essayé !

      En revanche, les feuilles de figuier demandent quelques précautions d’utilisation en raison de leur latex et des furocoumarines qu’elles contiennent. On vous invite donc à consulter cette recette à la fin de laquelle on détaille les précautions à prendre avant de vous lancer. 🌻

  • Merci beaucoup Louzou, je fais déjà du kéfir dans lequel j ajoute des fruits, gingembre, fleurs en 2 ieme fermentation. Je vais tester avec plaisir ce champagne des fées qui a l air également succulent ! Merci, bonne continuation 🥰

  • Bonsoir
    J’ai fait le champagne avec les fleurs de sureau mais il n’y avait pas assez de bulles et comme j’ai utilisé l’eau du robinet je pense que ça vient de la. Est-ce que je pourrais avoir une recette avec la menthe et la verveine citronnée. D’avance merci

    • Bonjour et merci pour votre commentaire 🌿

      C’est effectivement une possibilité : le chlore présent dans l’eau du robinet peut freiner l’activité des levures naturellement présentes sur les fleurs, surtout si l’eau est très chlorée.
      Cela dit, la prise de mousse dépend aussi d’autres paramètres : la quantité de levures présentes sur les fleurs, la température, le moment de l’embouteillage ou encore l’activité de la fermentation. Mais en utilisant de l’eau déchlorée, vous mettrez toutes les chances de votre côté !

      Pour des versions à la menthe ou à la verveine, on a testé avec 15 g de feuilles (avec les mêmes proportions que dans cette recette pour les autres ingrédients)

      On espère que le prochain essai sera plus pétillant ! 🌻

  • Merci pour ses infos,j’ai essayé d’en faire à 2 reprises,flop la boisson fini gluante et visqueuse un peu comme si c’était de l’aloé Vera.J’ai abandonné mais avec vos explications je vais essayer d’en refaire.Merci

    • Bonjour et merci pour votre commentaire 🌿
      Effectivement, une texture gluante peut parfois apparaître lors de la fermentation. Plusieurs facteurs peuvent favoriser ce phénomène : une température élevée, une fermentation trop longue, un déséquilibre des micro-organismes présents dans la préparation ou encore l’utilisation de sucres peu raffinés (sucre complet, rapadura, muscovado, etc.), qui peuvent rendre la fermentation moins prévisible.
      Voici quelques pistes qui permettent généralement de limiter ce risque :
- L’utilisation d’un matériel parfaitement propre
- Un mélange régulier pendant la macération afin de maintenir les fleurs immergées
- Un embouteillage dès que la fermentation est bien active
      – L’utilisation de sucre blanc plutôt que de sucres complets lorsque l’on recherche le résultat le plus prévisible.
      On espère que ça pourra vous aider pour la prochaine cuvée 🍾
      Bonne journée !

  • Bonjour, j’habite au Sénégal. A part les fleurs d’hibiscus quelles autres plantes utiliser?
    Merci pour votre retour

    • Bonjour 🌿
      N’habitant pas au Sénégal, nous n’avons malheureusement pas d’expérience directe avec les plantes locales que vous avez à disposition. Nous avons déjà réalisé des champagnes des fées avec du gingembre ou des peaux d’ananas, avec de très bons résultats, donc vous pourriez essayer aussi avec du fruit de la passion ou de la mangue, pourquoi pas avec du tamarin ou du fruit de baobab ?
      Et il y a bien sûr beaucoup d’autres plantes aromatiques locales que nous ne connaissons pas qui mériteraient d’être testées !
      N’hésitez pas à nous partager vos découvertes, nous sommes toujours curieuses d’en apprendre davantage.

  • Ça donne envie d’essayer , je fais régulièrement du kéfir mais pas encore, juste des fleurs , MERCI pour vos conseils

  • Bonjour,
    Merci pour votre recette détaillée.
    Je confirme, ça semble simple sur le papier mais ça demande de l’expérimentation !

    J’ai déjà fait plusieurs tests : thym romarin cet hiver, lilas et sureau dernièrement en suivant d’autres recettes et je n’ai pas ou très peu de gaz.
    Je déduis de votre article qu’il faut que je laisse fermenter plus longtemps au départ pour avoir une belle mousse.
    Par contre, je mettais en bouteille et directement au frigo. Si j’ai bien compris, vous laissez la bouteille à température ambiante pour que le gaz se forme. Ce n’est que lorsque la pétillance est suffisante que l’on transfère au frigo ?
    Merci !

    • Bonjour et merci à vous 🌼
      Que de belles expérimentations !

      Pour vos tests avec le thym et le romarin, la quasi-absence de gaz peut être liée à plusieurs choses :
      – La température : Comme vous avez fait vos fermentations en hiver, elle était a priori moins élevée, et le froid ralentit fortement l’activité des levures responsables de la fermentation… sauf si vous avez un système pour maintenir les préparations entre 20 et 25°C (nous avons une petite chambre de pousse pliable qui permet ça et c’est très pratique pour fermenter à la saison froide !)
      – Le choix des plantes : le thym et le romarin sont très riches en huiles essentielles, qui ont des propriétés anti-microbiennes (c’est notamment pour ces raisons qu’on en fait des tisanes en hiver), et les levures qui permettent la fermentation des champagnes des fées sont justement des microbes. Les feuilles de ces plantes portent donc souvent moins de levures sauvages actives que des fleurs très nectarifères comme le sureau ou le lilas.
      Vous pouvez donc retenter l’aventure en été et en ajoutant des plantes qui vont favoriser la fermentation comme du gingembre ou du curcuma frais.

      Pour la mise en bouteille : effectivement, comme le froid ralentit fortement l’activité des levures, si on met les bouteilles directement au frigo, la fermentation peut quasiment s’arrêter avant que suffisamment de gaz ne soit produit.
      En général, on laisse donc d’abord les bouteilles à température ambiante pour que la fermentation continue et produise du CO₂. A ce stade, on évite de trop ouvrir les bouteilles, sinon on laisse échapper le CO₂ qu’on cherche justement à piéger. Certaines personnes utilisent des bouteilles tests en plastique : quand elles deviennent rigides à la pression, c’est que c’est prêt à passer au frigo. Sinon, vous pouvez simplement attendre de voir s’il y a de petites bulles qui remontent le long de vos bouteilles en verre et si la boisson devient un peu plus trouble.
      Dans tous les cas, si la fermentation était déjà très active au moment d’embouteiller et/ou s’il fait chaud, pensez bien à dégazer après 1 ou 2 jours pour éviter les risques d’explosion !

      On espère que ça vous sera utile, très bonne journée 🌿

  • Super Loulou
    Organises tu des stages de cuisine sauvage ?

    Si oui peux-tu me tenir au courant stp ?
    Très intéressé ++

    • Bonsoir et merci pour ton commentaire 🌿 Nous organisons des ateliers des cuisine et nous avons un cycle de formation à l’année dans la région de St-Malo, nous prévoyons d’organiser des stages prochainement. Le plus simple pour être tenu au courant, c’est de t’inscrire à notre newsletter depuis le site (il y a normalement un encart sur chaque page où tu peux laisser ton adresse mail). Merci encore et à bientôt !

  • Je vais tenter le pétillant de roses, mais une amie m’a dit de me méfier du botulisme… Du coup, j’hésite. Vous n’en parlez pas du tout. Il y a-t-il un risque que cela se développe et me mette en danger lors de la consommation ?

    • Bonjour, et merci pour votre message,
      Les champagnes des fées ne sont généralement pas considérés comme des préparations à risque concernant le botulisme. Pour le comprendre, il faut faire un détour par le fonctionnement de la bactérie responsable de cette toxine, Clostridium botulinum, qui se développe surtout dans des milieux :
      – pauvres en oxygène,
      – peu acides (pH au-dessus d’environ 4,6),
      – et biologiquement peu concurrentiels.
      Or, dans un champagne des fées correctement conduit :
      – On laisse le bocal ouvert, simplement couvert d’une gaze, justement parce que les levures ont besoin d’oxygène au départ
      – On mélange régulièrement la préparation, ce qui favorise leur activité en oxygénant le milieu
      – On acidifie dès le début avec du jus de citron afin de créer un milieu plus sûr et plus sélectif
      – On utilise une eau déchlorée pour ne pas freiner les fermentations naturelles.
      Dans cet article, on s’est justement attaché à donner les clés de compréhension pour mener correctement la fermentation du champagne des fées : tout cela permet à la fermentation de démarrer rapidement, avec une forte activité microbienne (levures, puis autres micro-organismes fermentaires), et évite de réunir les conditions favorables au développement de cette toxine.
      Cela dit, il est tout à fait normal d’avoir des inquiétudes concernant cette toxine, qui reste l’une des plus dangereuses connues en microbiologie alimentaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous détaillons son fonctionnement dans notre livre Herbes folles à ma table, notamment à propos des huiles aromatisées, considérées comme des préparations plus à risque vis-à-vis du botulisme.
      On espère avoir répondu à vos questions et on vous souhaite de belles expérimentations 🌿

  • Bonjour, merci beaucoup pour cette excellente recette. Pourriez vous me donner la quantité nécessaire de gingembre s’il vous plaît.

    • Bonjour, pour le gingembre on procède généralement un peu différemment : on réalise d’abord un levain ou starter, avec lequel on va ensemencer une infusion de gingembre. On obtient ainsi une ginger beer. Le processus n’est pas compliqué mais un peu long à expliquer : vous en trouverez le détail dans notre PDF cadeau, que vous pouvez télécharger gratuitement sur ce site. La recette donnée est celle du pétillant de curcuma, mais c’est exactement le même procédé pour le gingembre.
      Bonne journée et belles expérimentations!

    • Bonjour et merci pour votre commentaire ! Si vos préparations tournent au vinaigre, c’est qu’une double fermentation a lieu : la 1ère (alcoolique) est menée à son terme, et elle suivie d’une 2e fermentation (acétique) qui transforme l’alcool en vinaigre. Avec la recette que nous proposons (quantité de sucre + temps de fermentation), la 1ère fermentation (alcoolique) est normalement simplement amorcée, ce qui donne une préparation qui ne contient qu’une quantité infime d’alcool : elle ne devrait donc pas tourner au vinaigre. Les raisons pour lesquelles cela pourrait avoir lieu seraient une fermentation trop longue et une quantité trop importante de sucre (car plus il y a de sucre, plus la boisson finale sera alcoolisée). On espère avoir répondu à vos questions !

  • Bonjour et merci pour votre recette ! Si je rince les pétales avant de les mettre dans le bocal,vont-elle perdre des levures? Bonne journée !!!🌹🌺

    • Bonjour et merci pour votre commentaire : oui tout à fait, on déconseille de laver les fleurs pour éviter de perdre les levures. Donc il faut surtout s’assurer de cueillir dans un endroit non pollué. Très bonne journée 🌿

  • Bonjour, après 3 jours j’ai de la moisissure sur la préparation (peches, citron, sucre , lavande, eau)…..est ce possible de sauver?

    • Bonjour ! Dans ces cas-là on préfère mettre au compost… Pour éviter ce problème la prochaine fois, mélangez bien la préparation chaque jour et tout devrait bien se passer 🌿 ! Bonne journée

  • Bonsoir, avec la chaleur et la sécheresse je n’ai pratiquement plus de fleurs…
    Peut-on essayer avec des centaurées?

    • Bonjour et merci pour votre commentaire ! On n’a pas eu l’occasion de tester mais selon nos sources, on peut effectivement consommer la Centaurée jacée (Centaurea jacea) et la Petite Centaurée (Centaurea erythraea). Par contre, ce sont des plantes amères donc à voir si le goût de la préparation sera agréable. N’hésitez pas à nous dire si vous essayez 🌸 !

  • Est ce possible de faire qq chose (une boisson pétillante) avec des fleurs de lavande? Des mures et des groseilles?

    • Bonjour, on a déjà essayer avec les mûres et cela fonctionne très bien. On n’a pas encore testé avec les groseilles et les fleurs de lavandes seules (on s’en sert pour aromatiser des boissons déjà fermentées, mais on n’a pas lancé des boissons fermentées à partir des fleurs), a priori ça devrait marcher aussi. N’hésitez pas à nous faire un retour ! 🌸

  • MerciS pour ce partage de savoir. Après le kéfir et le sirop de fleurs de sureau, vive le champagne des fées 🌷j’ai hâte de tester et de déguster.

    • Bonjour, on n’a pas encore eu l’occasion d’essayer avec le jasmin officinal ou les fleurs des espèces de Chèvrefeuilles qui sont comestibles donc on ne pourra pas vous faire de retour; si vous essayez, faites simplement attention car toutes les espèces de jasmin ou de chèvrefeuille ne sont pas comestibles: selon nos sources, les fleurs traditionnellement utilisées sont celle de Lonicera caprifolium et periclymenum pour le chêvrefeuille ; et celles de Jasminum officinale pour le jasmin ! N’hésitez pas à nous faire un retour si vous testez 🌿 !

  • Bonjour, merci pour la transmission. Je me posais une question : en terme de sucrosité, ne vaut il pas mieux boire du kéfir puisqu’il.ne reste alors quasiment plus de sucre car il est mangé par les grains …

    • Bonjour et merci à vous ! Que ce soit du kéfir, du kombucha ou du champagne des fées, il ne reste que très peu de sucre au final car les micro-organismes (ici les levures sauvages) le consomment et le transforme en dioxyde de carbone (ce qui explique que ça pétille) et en alcool (sauf qu’on stoppe la fermentation avant la production d’alcool) 🌿

  • Le boost il faut faire mettre au bout de 8j .
    Et le gingembre c’est le rhizome ou la fleur svp.
    En tout super 👍. Merci pour ce partage

    • Merci beaucoup ! Pour ce procédé, il n’y a pas d’ajout de levain comme dans du kéfir (avec les grains), du kombucha (avec la mère) ou dans une ginger beer (où on ajoute du levain de gingembre à une infusion refroidie de gingembre – parce que le fait de chauffer l’infusion a tué les levures présentes sur le gingembre) : on utilise les levures sauvages directement présentes sur la peau des végétaux dès le début de la fermentation ! Et quand on parle du gingembre, il s’agit du rhizome 🌿

      • Ah du coup on n’épluche pas le gingembre 🤔
        Je consomme du kefir pour les prebiotiques, y’en a-t-il dans le champagne de fleurs?
        En tout cas tester plein de fleurs me ravit! Merci pour votre partage de savoir!!

        • Bonjour et merci pour votre commentaire ! Toutes les boissons fermentées sont effectivement riches en probiotiques donc c’est aussi le cas des champagnes de fleurs ! On vous souhaite de belles expérimentations 🌿

  • La nature est merveilleuse, comprendre comment elle fonctionne et par la même occasion ce que l’on fait est essentiel. Transmettre ce savoir, c’est beau. Merci

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